Les films que vous avez vu récemment, vos films préférés, vos impressions sur le cinéma

Messagepar counter143 » Jeu 6 Aoû 2009 21:45

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L'introduction
Après avoir réussi le pari de transporté « Miami Vice » au goût du jour, sur le grand écran Michael Mann ressuscite John Dillinger (Johnny Depp), braqueur de banque, l’ennemi public numéro 1, le « Jacques Mesrine » des Etats-Unis des années 30. Il y avait tout, absolument tout les ingrédients pour que « Public Enemies » soit peut-être LE film de Michael Mann, son nouveau « Heat » puisqu’il faut bien l’avoué la référence pour tous cinéastes et fan du bonhomme reste encore ce polar qui date maintenant de 13ans.

Un problème de rythme et de paradoxe
Hélas « Public Enemies » et bel et bien une déception car le film s’avère beaucoup trop long dans sa deuxième partie. Un cruel manque de rythme se fait ressentir et les personnages ne sont pas la pour rehausser le ton. Au niveaux des personnages principal, si Johnny Depp incarne à la perfection Dillinger il n’en est pas de même pour Melvin Purvis incarné par un Christian Bale qui manque cruellement de profondeur ce qui est assez paradoxal compte tenu du personnage qu’il incarne et des événements qu’il traverse, un flic maladroit et désemparé qui mène tous ses hommes ou presque à l’abattoir. Et pour Marion Cotillard et bien je dois avouer que c’est l’une des principales révélations du film, c’est elle et elle seule qui vient (re)donner un second souffle dramatique qui manqué cruellement à l’histoire, un jeu sobre et tout en retenu qui lui va comme un gant. Quand aux personnages secondaire il y en a un paquet mais ils sont aussi épais qu’une feuille de papier, à aucun moment on ne s’attache vraiment aux hommes de Dillinger pas même son meilleur acolyte jouer par Jason Clarke (Red) même combat pour les membres du FBI dirigé par Melvin Purvis…des « fantômes » dans une œuvre qui contient pourtant d’indéniable qualité déjà en terme de réalisation.


C’est peut-être ici que réside le problème en fin de compte, « Public Enemies » est un paradoxe car la ou tout le monde s’attendait au moins à voir des braquages de banques épique dirigé par un maître qui a le sens du détail et de l’espace, Michael Mann se contente du strict minimum syndical avec peut-être un seul braquage vraiment intense et encore même le braquage de banque du Joker dans « The Dark knight » a plus de gueule. La dernière fusillade de nuit dans le chalet plutôt bien fichue aussi il faut l'admettre mais complètement dénué d'enjeux dramatique tant le film s'avère froid comme un glaçon, on peut entre-apercevoir à travers un ou deux plan le souffle épique qui manque à Public Enemies, frustrant.


Une réalisation fidèle à Michael Mann mais…
« Public Enemies » est foutrement carré dans la reconstitution des années 30, dans son ambiance, le son et la brutalité des impacts de balles, la musique composé par Elliot Goldenthal est excellente…en revanche petit bémol en ce qui concerne le choix de filmé tout en numérique, un procédé adopté par Michael Mann depuis « Ali », « Collateral » et « Miami Vice ». Si certaines scènes sont effectivement filmées en péloche, la globalité du film est filmé en DV et il faut avouer que par moment on y voit qu’eu- dal notamment dans les séquences de nuit. L’image est sale et parfois un peu flou (le comble du paroxysme est atteint si jamais vous avez la malchance d’être dans une salle ou votre projectionniste doit changer de métier). La question fondamentale ce doit d’être posé, « Public Ennemies » n’aurait-il pas mieux fait de rester en pellicule ?

Conclusion
M.Mann réalise un film presque sans âme à cause notamment d’un rythme foutrement mal dosé, sauvé in-extremis par sa dernière partie beaucoup plus réussi beaucoup plus dramatique et intense qui vient enfin rendre à John Dillinger son statut d’icône auprès du peuple américains mais tout cela grâce aussi à Marion Cotillard, le problème est que cette touche dramatique arrive beaucoup trop tard.

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Messagepar counter143 » Jeu 6 Aoû 2009 21:48

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Depuis que Michael Bay a réussi le pari de rendre crédible nos petits Transformers d’entant c’est au tour de Stephen Sommers (la Momie 1 et 2, Van Helsing…) d’y mettre son grain de sel avec « G.I Joe ». Après les succès absolument phénoménaux des deux premiers Transformers, il semblait tout à fait logique qu’HASBRO propose à la Paramount d’adapter ses « G.I Joe » au cinéma.

Ne perdons pas de temps sur le pitch du film, un grand méchant écossais veut mettre à mal l’humanité, pourquoi ? Pour que le monde éprouve la plus grande peur qu’il n’ait jamais connu TIN tin ! Voilà la base du scénario de « GI-Joe », il est clair que de toute manière le film ne s’adresse en majeure partie qu’à un très (très) jeune public tant certaines séquences font penser aux films d’aventure ou de monstres des années 80’s 90’s. Il faut voir l’une des scènes finales pour le croire, Stephen Sommers n’a pas cherché à comprendre et assume complètement ce premier degré qui en fera sourire plus d’un.

Mais en ce qui nous concerne, nous ne venons pas voir « GI-Joe » pour son scénario, ni même pour ses dialogues mais pour espérer y trouver un côté fun, décalé et de grosses séquences d’action. De l’action, il n’en manque pas : le film est suffisamment bien rythmé et la séquence dans Paris vaudra à elle seule votre place de cinéma, tout simplement énorme ! En fait c’est bien simple : imaginez tous les ingrédients qui composent une séquence d’action, tout ce qu’il est possible de réaliser à l’heure actuelle en terme d’effets spéciaux, qu’un réalisateur secoue bien le tout comme il faut et vous l’envoie en pleine tronche en prenant bien soin de ne pas gâcher une seule goutte, ce qui vous donne au final, UN JOYEUX BORDEL. Des voitures qui voltigent, des monuments historiques qui s’écroulent, une course poursuite dans un Paris plein d’embouteillages, un ninja qui s’accroche sur le toit d’un Hummer qui ce transforme en char d’assaut et qui envoie des missiles, deux mecs en combinaisons « super cheap » qui courent comme des tarés à 80km/h… Oui, « GI-Joe » est un foutoir pas possible à l’image de son découpage narratif (une présentation des personnages en roue libre) ses déluges d’effets spéciaux parfois un peu bancals, mais qu’importe le plaisir, coupable ou non, est bien présent.

Si le début du film m’a fait tout de même un peu peur, on se retrouve par la suite comme des gosses à voir Duke et Ripcord courir avec leurs combinaisons accélératrices, foutre un bordel pas possible dans notre capitale, à voir des acteurs avec un jeu supra-théâtral au premier degré (Dennis Quaid dans le rôle du général Hawk est assez hilarant), de l’humour, une bonne instru’ composée par Alan Silvestri (Predator, Retour vers le futur…) de bonnes grosse scènes d’action sous un déluge de SFX qui s’apparentent parfois à de la bouillie visuelle, des personnages que l’on appelle « Storm Shadow », « Snake Eyes » ou « Destroo »… C’est clair, « GI-Joe », au même titre que Transformers nous rappelle effectivement qu’un beau jour on étaient tous des mioches ^^

Il ne manque plus qu’à « MATTEL » d’adapter les aventures de « Ken et Barbie ».

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Messagepar counter143 » Sam 22 Aoû 2009 17:23

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Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent) assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa (Christoph Waltz). Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma.
Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis.

Introduction
Le voilà le nouveau Tarantino, après avoir œuvré sur sa dernière franchise « Kill bill » véritable transposition du manga en live sur grand écran et du sympathique « Boulevard de la mort » le réalisateur de Pulp Fiction rend hommage au western spaghetti et à la seconde guerre mondiale en revisitent l’histoire à sa manière. N’allez donc surtout pas voir Inglorious Basterds en pensant allez voir une œuvre historique authentique et fidèle de la seconde guerre, Tarantino prend en effet le parti pris de changer l’histoire pour nous offrir SA propre version ce qui lui permet par la même occasion une certaine liberté pour orchestré son œuvre de la manière la plus « Tarantinesque » qui soit. C’est exactement pour ce style parfois toujours imité mais jamais égalé qu’un film de Quentin Tarantino reste un événement. Pour sa galerie de personnages charismatiques, ses dialogues taillés au couteau, ses séquences d’action (surtout) depuis Kill bill et l’amour d’un vrai passionné de cinéma qui aime revisiter les genres et les styles du 7ème art.

Déception
Malheureusement Inglorious Basterds ce révèle être pour ma part une déception car même si la dernière œuvre de Tarantino est à n’en point douté une véritable preuve d’amour pour le cinéma, il reste le film le moins abouti au niveau du rythme, des dialogues et de la maitrise des personnages.
Pourtant, le film commence à la perfection, avec une séquence d’introduction absolument magistral ou Tarantino réussi à rendre palpable une tension insoutenable. La dite séquence met en scène LE personnage du film, le colonel Hans Landa « chasseur de juifs » habité par un Christoph Waltz à la limite du comique et du mal absolue jouant avec une gestuelle impressionnantes, il habite son personnage, il EST le colonel Hans Landa et face à lui l’acteur français Denis Menochet pour un interrogatoire des plus « glaçant ». Afin d’éviter tout spoiler je n’irais pas plus loin mais pour ma part, cette séquence reste la partie la mieux maîtrisé du métrage (gestion de l’espace, du cadrage, du rythme des dialogues…) et pourtant ce n’est pas une des très peu nombreuses séquences d’action d’Inglorious Basterds. Oui car c’est malheureusement l’un des problèmes majeurs du film, ceux qui étaient venus pour s’éclater à voir du cassage de nazi au même titre que ceux qui étaient allé voir Uma Thurman découpé des types au sabre seront déçus. Inglorious Basterds n’est pas aussi rythmé et effréné que Kill bill à l’image de sa bande annonce, c’est avant tout un film basé sur le dialogue ou Tarantino filme la majeur parti du temps ses personnages dans des pièces, autour de tables, dans un café, en face d’un cinéma…en réalité le dernier film de Tarantino fait plus le lien entre cinéma et théâtre au bout du compte.

Problème de rythme et d’équilibre
Cela n’aurait pas été un problème si « QT » avait gardé la même tension et la même maîtrise qu’il avait parfaitement réussi à instauré durant la séquence d’introduction, car en effet un rythme lourd vient s’installer entre le troisième et le quatrième chapitre. Les « bâtards » ne sont finalement que très peu mise en avant pourtant le début du film laisse clairement présager le contraire avec une mise en exposition classique mais maîtrisé pour l’un des « bâtards » de la bande jouer par Til Schweiger hélas, le soufflet retombe aussitôt après une petite séance de tabassage « gentil » à la batte et quelque scalpes, pour le reste finit, attendez et subissez environ 1h40 de dialogues. Subir en effet, car Inglorious Basterds nous sert une avalanche de dialogues qui n’en finissent pas et qui auraient très bien pu être raccourcit sans pour autant enlever la tension que veut absolument conserver « QT », seul Christoph Waltz, le colonel nazi tire son épingle du jeu. Pour être clair il efface littéralement tous les personnages présent à côté de lui, Mélanie Laurent en l’occurrence est beaucoup trop juste dans son jeu et ne fait pas le contrepoids face à l’intensité du jeu de Waltz. Le plus frustrant c’est tout simplement le faite que Tarantino a créer ici un personnage très bon, trop bon même mais dans son film le moins réussi car à la fin la seule chose que l’on retient réellement au-delà du message et de l’hommage que rend Tarantino au Cinéma, pour le Cinéma c’est la performance absolument ahurissante de cet acteur. Au finale, si vous allez voir Inglorious Basterds, c’est avant tout pour lui.
C’est d’autant plus triste de voir « QT » délaissé ses « bâtards » car bon sang il s’agit bien du titre du film non ? La confrontation entre le personnage de Brad Pitt (Aldo Raine) et Christoph Waltz (Landa) aurait pu être encore plus jouissive et « décapante » si Tarantino avait pris le soin d’équilibrer le rythme de son film (dialogues/personnages). Avec l’énorme soin apporté au personnage de Hans Landa tout au long du métrage, « QT » ce tire (délibérément ?) une balle dans le pied sur la fin en l’expédiant avec une facilité déconcertante que l’on en lui connait pas. On est foutrement bien loin de l’intensité de la confrontation entre Marsellus Wallas et Butch Coolidge de Pulp Fiction.

Conclusion
Même si Inglorious Basterds reste ponctué de certaines séquences magnifiques notamment grâce à Christoph Waltz et de quelque dialogue « Tarantinesque » réussi (la séquence en italien), c’est finalement trop peu surtout sur 2h34 !
Le message du réalisateur est pourtant clair comme de l’eau de roche et parfaitement louable (la puissance du cinéma et son pouvoir) mais il est malheureusement plombé par un rythme mal dosé, des « bâtards » trop peu exploités, des dialogues qui ne cessent de tourner en rond qu’il n’arrive décidément plus à maitriser à la perfection cela ce ressentais déjà sur le deuxième volet de « Kill bill » et « Boulevard de la mort » ou « QT » ne retrouvait plus ce qui faisait la force et en même temps l’extrême simplicité des dialogues de Pulp fiction, son œuvre décidément majeur de sa filmographie.
Inglorious Basterds dans le fond, reste son film le moins culotté, le moins tranchant et surtout le moins abouti. Un bout de pelloche beaucoup trop gentil et moins « badass » qu’il aurait dû être et ce malgré tout l’amour d’un cinéaste pour le 7ème art mais peut-être que la raison se trouve ici, « QT » mûrit et son cinéma évolue mais personnellement j’aimerais retrouver ce gars qui passe toute une séquence à parler du « quarter pounder » et du système métrique foireux, du gars qui ose prendre un malin plaisir à mettre ses personnages dans des situations plus qu’inconfortable (cf. Marsellus Wallas) où encore du mec qui s’éclate à filmé pendant une bonne dizaines de minutes des super méchants ce faisant découpé au sabre par une Uma Thurman en furie parce que franchement, c’était plus bandant.

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